En gestion permanente des frustrations liées au jeu, les golfeurs doivent s’armer psychologiquement pour passer au-delà de l’émotion et laisser suffisamment d’énergie disponible au cerveau pour exécuter les swings à venir de la meilleure manière possible. Ainsi, plusieurs outils sont à sa disposition comme ceux que vous avez pu découvrir brièvement dans l’article les armes psychologiques du golfeur.
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Dans l’exécution d’un swing quelqu’il soit (mise en jeu, chip, putt …), on va distinguer deux phases bien distinctes. La première est celle de la réflexion où je “PENSE” : analyse du vent, de la zone à jouer, des pentes du green et j’en passe. La seconde est celle où je “FAIS” : j’exécute ici le geste pensé au préalable.
Si on ne dissocie pas ces deux phases (je pense à ce que je dois faire au moment de tirer) on va au devant des ennuis ! Pour lier ces deux phases, la routine est un excellent atout. Automatisé au fur et à mesure de la pratique, cet ensemble de petits gestes vous fait basculer de la phase “PENSER” à la phase “FAIRE”. Il paraît très intéressant de se construire sa propre routine et surtout de la travailler régulièrement. Elle est un marqueur qui nous permet de voir si on est lucide ou non au fur et à mesure de la partie.
Beaucoup de personnes se sont moquées du tennisman Rafael Nadal avec le positionnement très précis de ses bouteilles au bord du court ainsi que sa façon de nettoyer mécaniquement la ligne, tirer son short et essuyer son front avant chaque service. Mais cette routine lui permet de se recentrer lors des moments où son niveau d’excitation est trop haut pour être propice à la performance.
Pour schématiser, ce passage va faire comprendre au cerveau qu’il est temps d’exécuter et de ne plus penser !
Plus la routine sera précise et “timée”, plus celle-ci sera efficace.
L’anecdote
Le maître en la discipline est Tiger Woods. En observant l’ensemble de ses shots lors de ses 4 tours victorieux au Master d’Augusta de 2019, on voit que l’écart entre sa routine la plus courte et sa routine la plus longue est de 0,7 secondes. Sachant que le chronomètre est déclenché à sa grande inspiration derrière la balle et s’arrête lors du contact de celle-ci, celà laisse imaginer la précision dont il fait preuve dans ce domaine.
Une arme personnelle à se créer soi-même
L’important est de vous créer votre propre routine, celle que vous êtes le plus à même de faire naturellement, et de travailler à l’automatiser. Prenez ce temps précieux lorsque vous êtes au practice pour taper les balles sur un rythme de partie et non en 5 minutes pour un seau complet.
Voici, pour exemple, ma propre routine :
- • Départ : grande respiration derrière la balle
- • Deux mouvements avec main main gauche
- • Je fais tourner deux fois le club dans ma main droite en m’approchant de la balle
- • Positionnement en regardant la cible
- • Deux “waggles” (petits mouvement de frappes à vide avec le club)
- • Fin : exécution du shot
En Résumé
La routine permet au golfeur de passer dans la phase d’exécution en laissant de côté la phase de réflexion. A partir du marqueur de début de la routine, interdiction de penser à la position des poignets, à mon chemin de club ou autre clé technique perturbante à l’instant-t.
L’objectif est d’automatiser au maximum ce processus et de devenir de plus en plus précis dans ce domaine.
En plus de cette aide à la concentration, la routine va permettre un feed-back ; je suis moins bien dans mon golf, énervé(e), je bâcle la routine et je m’en rend compte : je corrige, je me calme à nouveau et je repars sur de meilleures bases.